𝐈𝐀 : 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐑𝐇 𝐝𝐞̀𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢
- AMPW & Associés

- 12 oct. 2025
- 2 min de lecture
Depuis plusieurs mois, l’IA générative s’invite dans nos pratiques quotidiennes. Nous avons déjà exploré son impact sur les processus RH dans une précédente publication.
La mission de la fonction RH est d’accompagner la transformation de l’organisation. Avec l’arrivée de l’IA, elle doit donc considérer les impacts de cette nouvelle technologie, au-delà de son propre périmètre.
👉Elle doit accompagner la transformation culturelle, technologique et managériale liée à l’IA.
Pourquoi ?
👀Les usages existent déjà, souvent en dehors des radars
⚠️Les risques sont réels (fuite de données, conformité RGPD, biais décisionnels)
🤝L’adoption ne réussira que si les collaborateurs sont formés, rassurés et impliqués
🔹𝟏. 𝐔𝐧𝐞 𝐈𝐀 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞… 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞́𝐞
78 % des salariés apportent leurs propres outils au travail sans validation, et seuls 39 % ont reçu une formation adaptée (Microsoft/LinkedIn 2024).
Plus d’un salarié sur deux reconnaît recourir à des outils non approuvés par l’organisation (Salesforce 2023), et 68 % des utilisateurs de ChatGPT déclaraient en 2023 le faire sans prévenir leur manager.
Un « shadow AI » qui expose les entreprises à de sérieux risques : fuite de données, non-conformité RGPD, traitement inéquitable des salariés…
🔹𝟐. 𝐃𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬
53 % des collaborateurs redoutent que l’IA souligne leur « substituabilité » alors que moins de 30% des organisations prévoient des formations à court terme.
Cette crainte peut paraître fondée : de nombreuses organisations ont annoncé des plans de réduction d’effectifs justifiés par l’arrivée de l’IA (Lufthansa, Just Eat, Accenture, Amazon, IBM…), même si la réalité est souvent plus complexe (réorganisations, réduction des coûts, repositionnement stratégique…). Le World Economic Forum indique que 40% des entreprises prévoient de réduire leurs effectifs en raison de l’automatisation de tâches via IA.
Sans accompagnement RH, difficile de développer l’adoption de cette nouvelle technologie et d’éviter fractures et résistances.
🔹𝟑. 𝐔𝐧 𝐝𝐞́𝐩𝐥𝐨𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐞𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞́
Bien encadrée, l’IA augmente réellement la performance (+14 % de productivité selon MIT/Stanford, et davantage pour les profils les moins expérimentés).
Mais cela suppose de former, définir des règles et des garde-fous et créer des espaces d'expérimentation.
🔹𝟒. 𝐔𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐑𝐇
Comment distinguer la performance humaine / de l’algorithme ?
Comment évaluer l’équité d’un processus où l'IA participe activement au résultat ?
Qui est responsable d’une erreur… ou d’un succès ?
Ces enjeux montrent que la RH ne peut rester spectatrice.
➡️L’IA générative rend la RH encore plus stratégique : garante de l’équilibre entre innovation et équité, entre efficacité et responsabilité.





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